Une expérience de l'entreprise 2.0
Au café des Community Managers du 24 février dernier, j'ai rencontré Isabelle qui travaille à la Direction de la Communication de l’Unédic.
Depuis quelques mois, l’Unédic a mis en place un réseau social professionnel à la disposition de ses 107 collaborateurs. Le choix de ce réseau social s’est arrêté sur la solution proposée par la Sté blueKIWI.
Isabelle anime donc ce super « Intranet », baptisé La Factorie.
J'étais curieux de cette solution parce que je n'arrivais pas à voir sa valeur ajoutée et elle m'a gentiment proposé de me faire une démonstration.
Pour moi, BlueKiwi et d'autres solutions équivalentes, améliorent les forums d'antan, les BBS d'un point de vue cosmétique, surtout. Bien sûr il y a le wiki intégré qui permet de travailler de manière collaborative; il y a la formation de groupes de discussions et on retombe là sur du classique.
Isabelle m'a consacré une heure pour me parler de sa "Factorie", combien de temps avait pris sa mise en ligne (4-5 mois entre le début de la recherche et l'ouverture du service); comment elle avait formé les utilisateurs; quels avaient été les freins …
Dans ce dernier cas, la solution hébergée s'avère absolument géniale. Qui peut empêcher une Direction qui s'en donne le budget d'accéder à une application sur le web (ASP). Il y a toujours quelques entreprises qui peuvent bannir des URL mais elles appartiennent à mon avis à un autre âge. Et il vaut mieux embrasser ses nouvelles façons de travailler et apprendre à en tirer le meilleur parti.
Cela fut le cas de la Direction de la Communication de l’Unédic.
Isabelle souligne l'avantage d'une telle solution : l'annuaire riche intégré.
Qui est qui ? Qui fait quoi ? Quelles sont les expertises en interne ? : tant de questions souvent sans réponse avec un annuaire traditionnel. Et puis, cet annuaire génère de nouveaux liens, méconnus avant l’implémentation de la solution, une valeur à cultiver par les temps qui courent.
Cet annuaire riche permet donc à chaque collaborateur de remplir son profil, d’y mettre sa photo, de présenter son parcours professionnel et/ou universitaire, mais aussi de mettre en avant, ses compétences et ses expertises. S’il le souhaite, le collaborateur a la possibilité de parler de ses centres d’intérêt personnels. Mais ce dernier point, ajoute Isabelle, c’est uniquement sur la base du volontariat ....
Dans l’ensemble, les collaborateurs ont bien accueilli la Factorie et une grande majorité d’entre eux ont joué le jeu et rempli leur profil.
Aujourd’hui, la Factorie fonctionne bien : 90% des collaborateurs sont des lecteurs actifs, 30% publient régulièrement. C'est un outil de communication interne (top/down), mais aussi un outil de travail collaboratif qui permet de travailler au sein de groupes de travail, pouvant être ouverts à tous ou à une communauté plus restreinte.
Isabelle ajoute que grâce au « wikidoc » (document de travail partagé proposé par la solution), certaines réunions à la comm’ ne sont plus toujours nécessaires, le travail se faisant directement sur la Factorie, entre collaborateurs et en temps réel ! Quel gain de temps considérable précise Isabelle et tout çà, avec une grande facilité ! C’est une pratique qui gagnerait désormais à être étendu à l’ensemble de l’entreprise.
Pour ma part, je pense que le fait de présenter une interface agréable (ici, à la charte de l'Entreprise) a joué dans l'adhésion au projet.
Le fait que chacun puisse créer et participer à un « wiki » sur un projet, donne sans doute l'impression que l'on contribue pour quelque chose à l'entreprise (empowerment). Les informations vont plus vite, on se sent plus efficace. On voit le travail avancer, vite. Cela devient un plaisir.
Si l'animation d'une telle communauté interne en rend possible la dynamique, je ne peux m'empêcher de penser ici à la principale limite du produit. Il me semble dommage de ne pas profiter de l'élan positif du premier succès pour ne pas compléter les outils à disposition des collaborateurs.
Fan de Drupal, qui permet d'étendre facilement ses fonctionnalités avec des milliers de modules, ce dernier permet de commencer modestement et de déployer en fonction de ses ambitions et de ses ressources.
D'ailleurs c'est un opensource et cela ne coûte rien (acquisition). La pérennité est assurée par le nombre important de développeurs, indépendants ou en société plus ou moins importantes. Celle du créateur du produit a été financée dernièrement par des capitaux à risque ce qui crédibilise encore le concept.
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Commentaires
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Certes Drupal est beaucoup plus modulaire que BlueKiwi, mais je ne crois pas qu’il permette de faire de la gestion documentaire ou de la communication instantanée, non ?
Donc d’autres outils me semblent de toute façon nécessaires pour compléter cette belle initiative.
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Manu.A
vendredi, mars 26, 2010 - 13:46